L’entrepreneuriat féminin à Bruxelles
L’entrepreneuriat féminin à Bruxelles, c’est 30.874 indépendantes qui vivent cette aventure au quotidien. Qui sont-elles? Comment gèrent-elles leurs entreprises? Quels sont leurs besoins?
Ce baromètre a pour ambition de fédérer les acteurs·rices de l’écosystème de l’entrepreneuriat féminin autour d’une réflexion et d’une vision collective.
Pour cela, découvrez les coulisses et les enjeux de l’entrepreneuriat féminin à Bruxelles en moins de dix minutes !
Saisir le contexte de l'entrepreneuriat féminin
Quelle est la situation actuelle des indépendantes bruxelloises?
Répondez à chaque question avec votre « bonne réponse ». Pas d’inquiétude, elles ne sont pas sauvegardées. Il n’y a que vous qui saurez ce que vous avez répondu.
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Qui se cache derrière le statut d’indépendante à Bruxelles ? On vous propose de le découvrir à travers cette infographie interactive.
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Carte d’identité
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Qui se cache derrière le statut d’indépendante à Bruxelles ? Découvrez-le!
Âge
En moyenne, les indépendantes bruxelloises ont 41 ans. L’âge moyen de début d’une activité en tant qu’indépendante est de 34 ans, et celui de fin d’activité est de 36 ans.
Nationalité
Lieu de résidence
La commune de Molenbeek-Saint-Jean présente le taux d’indépendantes le plus faible de Bruxelles (3.9%). Woluwe-Saint-Pierre, Watermael-Boitsfort et Uccle se démarquent de leur côté par les taux les plus élevés, supérieurs à 10%.
Niveau d’étude
Deux indépendantes à titre principal sur trois sont titulaires d’un diplôme du supérieur en Belgique.
Secteurs d’activité
Plus de la moitié des indépendantes bruxelloises exercent une profession libérale ou intellectuelle (58.0 %). Le deuxième grand secteur dans lequel les indépendantes bruxelloises sont actives est le secteur regroupant les branches du commerce, de l’HoReCa, des divertissements, de la banque et des assurances : 22.3% des indépendantes bruxelloises exercent leur activité dans ce secteur en 2021
Forme juridique
Les PME administrées par des femmes prennent majoritairement la forme d’une PME en personne physique (58.1%). Entre 2018 et 2021, le nombre de PME administrées par des femmes a augmenté de +13.7%.
Comprendre les enjeux de l'entrepreneuriat féminin à Bruxelles
Quels sont les constats à connaître pour soutenir les indépendantes bruxelloises ?
Explorez, ci-dessous, les six principaux enseignements sur l’entrepreneuriat féminin.
Constat 1 · Les indépendantes bruxelloises sont sous-représentées parmi les femmes belges en âge de travailler
Les indépendantes bruxelloises sont sous-représentées dans la population des femmes belges en âge de travailler. Comme le montre le schéma, 11% des femmes belges en âge de travailler sont bruxelloises, alors que 9% des indépendantes à titre principal belges sont bruxelloises.
Plus précisément, à Bruxelles, une femme sur deux travaille. Et 11% d’entre elles sont indépendantes à titre principal, contre 25% parmi les hommes qui travaillent.
Constat 2 · En phase de pré-création, les femmes sont moins équipées que les hommes en termes de connaissances et compétences entrepreneuriales
Lors du lancement de leur projet, les indépendantes affirment disposer de moins de connaissances et compétences entrepreneuriales.
Elles disent rencontrer des difficultés pour la création d’un business plan et la mise en place de la production de produits.
Elles déclarent posséder une moins bonne connaissance des mesures d’accompagnement, des aides et subsides du fédéral et/ou des régions ainsi que des possibilités de financements.
Constat 3 · Les indépendantes ont plus de difficultés que les indépendants dans la recherche de financements
Constat 4 · Les indépendantes affirment que les principales raisons de refus de financements sont le manque de garanties financières
L’une des sources de financements les plus connues et/ou utilisées est la même pour tous·tes les indépendant·e·s : le prêt ou le crédit bancaire.
Pourtant, nombreuses sont les indépendantes qui font face à un refus de financements. Les trois principales raisons sont :
Cela montre que l’existence d’un capital économique peut faciliter le lancement et le développement de son activité entrepreneuriale. Toutefois, plus d’une indépendante à titre principal sur deux a un revenu inférieur à 20.000 euros par an. Elles se trouvent, alors, face à un risque de précarité financière accru pouvant être une explication des raisons justifiant le refus de financement.
Par ailleurs, les indépendantes mobilisent moins d’autres opportunités de financements comme :
Constat 5 · La majorité des indépendantes exerce dans les professions libérales ou intellectuelles ou dans le secteur du commerce.
La répartition sectorielle des indépendantes n’a pas connu de grandes évolutions depuis 2018.
Plus de la moitié des indépendantes bruxelloises exercent une profession libérale ou intellectuelle. La part de ce secteur est d’ailleurs en augmentation en ce qui concerne les créations de nouvelles activités(+10.5 points entre 2018 et 2021), au détriment du secteur du commerce qui reste le second secteur d’activité des indépendantes. Ce secteur ne représente plus que 21.1% des nouvelles activités en 2021 contre 28% en 2018.
Constat 6 · Le soutien à l’entrepreneuriat féminin est jugé utile par les indépendant·e·s bruxellois·es
Deux actions spécifiques à l’entrepreneuriat féminin sont considérées comme utiles par les indépendant·e·s :
Aller plus loin
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